| Titre : | Guillaume Tell | | Type de document : | texte imprimé | | Auteurs : | Friedrich Schiller, Auteur ; Sylvain Fort, Traducteur | | Editeur : | Paris : L'arche | | Année de publication : | 2003 | | Collection : | Scène ouverte | | Importance : | 166 pages | | ISBN/ISSN/EAN : | 978-2-85181-529-3 | | Prix : | 11.50€ | | Note générale : | Faites rage, ô vents, lancez vos flammes, éclairs !
Nuages, éclatez, ruisselez, torrents
Du ciel, et noyez ce pays ! Détruisez
Dans l'œuf les générations point encore nées !
Eléments sauvages, soyez les maîtres,
Ours, revenez, revenez, loups anciens
De ce grand désert, le pays est à vous...
Qui voudra vivre ici sans liberté ! | | Langues : | Français (fre) Langues originales : Allemand (ger) | | Catégories : | Théâtre Théâtre -- 18e siècle Théâtre allemand Théâtre romantique
| | Mots-clés : | fuite meurtre liberté pouvoir asservissement contestataire | | Note de contenu : | Guillaume Tell est la dernière pièce de Schiller (né en 1759 à Marbach, mort en 1805 à Weimar) et étonnamment la plus populaire. Sa vigueur poétique et dramatique est incontestable - l'auteur donne tout de suite le ton avec une description idyllique de la vie montagnarde subitement interrompue par un homme en fuite, ayant commis un meurtre pour défendre sa femme. Et son sujet est immortel : la liberté. L'extraordinaire tension qui se fait sentir au cours de la pièce est certes due au conflit entre les prévôts du régime habsbourgeois et le peuple suisse. Mais au centre on trouve un individu, Guillaume Tell, qui, pour son propre bonheur et celui des siens, affronte le pouvoir et lui tient tête. Deux mouvements complémentaires se superposent donc, l'un social, l'autre personnel. Le conflit personnel - Tell ne salue pas le chapeau que le bailli a fait pendre à un mât - a pour arrière-fond la contestation générale de tous les représentants du peuple qui refusent l'asservissement par le régime autrichien. Le contraste entre les deux actions est frappant. En 1804, peu de temps avant sa mort, Schiller se trouvait désormais convaincu que seul l'effort individuel vers le beau et le bien peut amener l'humanité sur la voie du progrès ; en tout cas plus efficacement que l'action politique et sociale, à l'époque irréalisable en Allemagne et déjà décevante en France. |
Guillaume Tell [texte imprimé] / Friedrich Schiller, Auteur ; Sylvain Fort, Traducteur . - L'arche, 2003 . - 166 pages. - ( Scène ouverte) . ISBN : 978-2-85181-529-3 : 11.50€ Faites rage, ô vents, lancez vos flammes, éclairs !
Nuages, éclatez, ruisselez, torrents
Du ciel, et noyez ce pays ! Détruisez
Dans l'œuf les générations point encore nées !
Eléments sauvages, soyez les maîtres,
Ours, revenez, revenez, loups anciens
De ce grand désert, le pays est à vous...
Qui voudra vivre ici sans liberté ! Langues : Français ( fre) Langues originales : Allemand ( ger) | Catégories : | Théâtre Théâtre -- 18e siècle Théâtre allemand Théâtre romantique
| | Mots-clés : | fuite meurtre liberté pouvoir asservissement contestataire | | Note de contenu : | Guillaume Tell est la dernière pièce de Schiller (né en 1759 à Marbach, mort en 1805 à Weimar) et étonnamment la plus populaire. Sa vigueur poétique et dramatique est incontestable - l'auteur donne tout de suite le ton avec une description idyllique de la vie montagnarde subitement interrompue par un homme en fuite, ayant commis un meurtre pour défendre sa femme. Et son sujet est immortel : la liberté. L'extraordinaire tension qui se fait sentir au cours de la pièce est certes due au conflit entre les prévôts du régime habsbourgeois et le peuple suisse. Mais au centre on trouve un individu, Guillaume Tell, qui, pour son propre bonheur et celui des siens, affronte le pouvoir et lui tient tête. Deux mouvements complémentaires se superposent donc, l'un social, l'autre personnel. Le conflit personnel - Tell ne salue pas le chapeau que le bailli a fait pendre à un mât - a pour arrière-fond la contestation générale de tous les représentants du peuple qui refusent l'asservissement par le régime autrichien. Le contraste entre les deux actions est frappant. En 1804, peu de temps avant sa mort, Schiller se trouvait désormais convaincu que seul l'effort individuel vers le beau et le bien peut amener l'humanité sur la voie du progrès ; en tout cas plus efficacement que l'action politique et sociale, à l'époque irréalisable en Allemagne et déjà décevante en France. |
|  |